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Dossier de production : le storyboard PDF prêt à envoyer

Storyboard PDF paginé, shot list, note IA, nommage et envoi propre : le dossier de production qu'un producteur ouvre vraiment, avec l'outil gratuit.

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Fig. 01 · Tutoriels
Sommaire · 11 sections

Tu as passé trois soirées sur ton storyboard. Quarante plans, une bible de personnages, des prompts verrouillés. Tu envoies le tout à un producteur : un lien WeTransfer avec quarante PNG, un Google Doc de notes, et un mail qui commence par « comme promis ». Réponse deux jours plus tard : « Super, on regarde ça. » Puis rien. Il n'a pas regardé, et je le comprends : ouvrir quarante fichiers dans l'ordre et deviner lequel va avec quelle note, c'est vingt minutes de travail que personne ne fait pour un projet qu'il n'a pas encore décidé d'aimer.

Le storyboard était bon. L'emballage l'a coulé. Un dossier de production, c'est un seul PDF, paginé, qui se lit sur un téléphone dans un train, et qui répond aux questions dans l'ordre où le lecteur se les pose. Cet article ne t'apprend pas à fabriquer les cases (trois guides du site le font déjà, je les cite plus bas). Il t'apprend à les emballer, à les accompagner des pièces qu'on attend avec, et à les envoyer sans que le fichier revienne en erreur.

Ce qu'un producteur ouvre vraiment, et ce qu'il ferme en dix secondes

Un lecteur de dossier, qu'il soit producteur, chef de projet chez un annonceur ou membre d'une commission, ne lit pas. Il feuillette, puis il décide s'il lit. La première page lui dit de quoi il s'agit et combien ça dure. La deuxième lui dit pourquoi ce projet et pas un autre. À partir de la troisième, il regarde des images, et si les images s'enchaînent comme un film, il ralentit. C'est à ce moment-là qu'un projet passe de « à regarder » à « en cours ».

Ce qui fait fermer un dossier, je le vois chaque fois que je relis ceux de mes élèves en formation : des images sans numéro, donc impossibles à commenter (« celle avec la voiture, non, l'autre voiture ») ; des notes séparées des images ; un fichier de 180 Mo qui ne s'ouvre pas sur mobile ; un titre de fichier du type final_v3_OK_bis.pdf qui contredit le final_v2.pdf reçu la veille ; et, de plus en plus souvent, aucune indication sur ce qui a été généré, avec quoi, et qui a fait quoi.

Le dossier que je décris ici règle ces cinq points, un par un. Il est court, et c'est voulu.

Le dossier de production en six pièces

Six pièces, pas une de plus. Chacune répond à une question précise du lecteur, et chacune a une longueur au-delà de laquelle elle nuit.

PièceLongueurLa question du lecteurL'erreur fréquente
Page de garde1 pageDe quoi s'agit-il, quel format, quelle durée, qui contacter ?Aucune durée, aucun contact, une image sans titre
Pitch et note d'intention1 page, 2 maximumPourquoi ce film, pourquoi toi, pourquoi maintenant ?Trois pages de synopsis détaillé qui racontent tout
Storyboard paginé4 à 6 cases par pageÀ quoi ça ressemble, plan par plan ?Cases sans numéro, images en vrac
Shot list1 à 2 pagesCombien de plans, quelles valeurs, quels mouvements, quelle durée ?Absente, ou noyée dans les notes du storyboard
Note IA1 pageQu'est-ce qui est généré, avec quoi, et qui a décidé ?Rien, ou un « fait avec l'IA » sans détail
AnnexesSelon le projetRéférences visuelles, bible des personnages, planning, résumé budgetTout mettre, y compris les essais ratés

L'ordre compte autant que le contenu. La page de garde et le pitch avant les images, parce que le lecteur veut savoir ce qu'il regarde. La shot list après le storyboard, parce qu'elle n'a de sens qu'une fois les plans vus. La note IA avant les annexes, parce que c'est la page qu'on te demandera de toute façon.

💡 Le cut de Frank : je mets la durée totale et le nombre de plans sur la page de garde, en gros. Un producteur qui lit « 2 min 30, 38 plans » sait immédiatement dans quelle catégorie de budget et de délai il range le projet. Sans ces deux chiffres, il doit les reconstituer lui-même, et il ne le fera pas.

Étape 1 : verrouiller les plans avant de mettre en page

Ce dossier emballe un storyboard fini. Si tes plans bougent encore, tu n'es pas prêt, et aucune mise en page ne le cachera. La question à se poser avant d'ouvrir un outil de PDF : est-ce que je peux lire mes cases à la suite, sans commentaire oral, et comprendre le film ? Si la réponse est non, retourne au découpage.

Pour fabriquer les cases elles-mêmes, le site a déjà ce qu'il faut et je ne vais pas le réécrire ici. La méthode complète, du découpage du script à la lecture séquentielle, est dans le guide du storyboard IA étape par étape. L'enchaînement des outils sur une journée de travail, avec le storyboard en étape 3, est dans le pipeline IA de l'idée au plan de tournage. Et ce qui se passe après, quand les cases deviennent des plans vidéo, est dans comment passer du storyboard à la vidéo finale.

Ce que je vérifie avant de passer à la mise en page, dans cet ordre :

  1. Chaque plan a un numéro définitif. Pas « plan 12 bis ». Si tu insères un plan, tu renumérotes tout, et tu changes la version du dossier.
  2. Chaque image est la version choisie. Une seule image par case. Les variantes restent dans ton dossier de travail.
  3. Chaque case a une note courte. Valeur de plan, mouvement, intention, dialogue éventuel. Trois lignes maximum. La note longue va dans la shot list.
  4. Les images sont au même ratio. Un storyboard en 16:9 avec deux cases en 9:16 au milieu, c'est un lecteur qui se demande si tu as fait exprès.
  5. Les images sont accessibles par URL publique. Ce point conditionne l'étape suivante.

La plupart des générateurs (Midjourney, Flux via un hébergeur, Runway pour les frames) donnent une URL d'image. Si tes images sont sur ton disque uniquement, dépose-les dans un dossier partagé qui produit des liens directs vers le fichier (l'URL doit se terminer par l'image, pas par une page de visualisation). Un lien vers une page Google Drive « aperçu » n'est pas une URL d'image.

Étape 2 : mettre en page le storyboard PDF avec le générateur

Le générateur de storyboard PDF du site fait une seule chose : transformer une liste d'images et de notes en un PDF paginé, numéroté, prêt à joindre. Il est gratuit, tourne entièrement dans le navigateur, et n'envoie rien sur un serveur. Tes images et tes notes ne quittent pas ta machine, à part le fait que le navigateur va chercher les images à leurs URLs.

Voici le déroulé exact, tel que je l'utilise :

  1. Titre du projet. C'est le titre qui s'imprime en en-tête de chaque page du PDF. Mets le titre du film et la version, par exemple LA CRUE, storyboard v02. Tu me remercieras quand la v03 circulera.
  2. Format PDF. A4 ou US Letter. A4 pour la France et l'Europe, Letter si le lecteur est en Amérique du Nord. Un producteur qui imprime un A4 sur Letter perd les marges.
  3. Cases par page. Quatre (deux colonnes, deux lignes) ou six (deux colonnes, trois lignes). Quatre cases par page pour un dossier de présentation où chaque image doit être lue. Six pour un dossier de travail, un animatique ou une relecture d'équipe où la densité compte plus que la taille.
  4. URLs des images, une par ligne. Dans l'ordre du film. C'est cet ordre qui produit les numéros de plan.
  5. Notes initiales, une par ligne. Facultatif à ce stade : tu peux les saisir ici ou les compléter dans l'aperçu.
  6. Générer le storyboard. L'outil construit les cases dans l'aperçu, avec un champ texte sous chaque image. C'est là que je relis et que je corrige les notes, case par case.
  7. Exporter en PDF. Le fichier se télécharge. Chaque case porte la mention SHOT et son numéro, chaque page son numéro, et l'en-tête reprend le titre du projet.

Générateur de storyboard PDF de frankhoubre.com avec un projet de six plans chargé : titre, format A4, quatre cases par page, liste d'URLs d'images et aperçu des cases numérotées avec leurs notes

Capture du générateur de storyboard PDF sur frankhoubre.com, le 21 septembre 2026, avec un projet de six plans chargé dans l'aperçu.

Si une image ne se charge pas, la case affiche « Image non chargée » avec la mention URL ou CORS. Ça veut dire que l'URL ne pointe pas directement vers un fichier image, ou que le serveur qui l'héberge refuse qu'un autre site l'affiche. La solution est presque toujours de déposer l'image ailleurs, sur un hébergement qui donne un lien direct. L'outil garde aussi ta session dans le stockage local du navigateur : si tu fermes l'onglet par erreur, tu retrouves ton projet en rouvrant la page, sur la même machine et le même navigateur.

Ce que l'outil ne fait pas, et que je fais à côté : la page de garde, le pitch, la shot list et la note IA. Ces pages, je les écris dans un traitement de texte, je les exporte en PDF, et j'assemble le tout dans l'ordre du tableau plus haut avec n'importe quel outil de fusion de PDF (Aperçu sur Mac, Acrobat, ou un service en ligne si le contenu n'est pas confidentiel). Résultat : un seul fichier.

💡 Le cut de Frank : j'exporte deux fois. Une version quatre cases par page pour le dossier envoyé, une version six cases pour moi et l'équipe. Même titre, même numérotation, deux densités. Le producteur reçoit la version lisible, le monteur reçoit la version compacte, et personne ne confond les plans parce que les numéros sont identiques.

Étape 3 : la shot list qui accompagne le storyboard

Le storyboard fait voir le film, la shot list permet de le compter. Un producteur qui a feuilleté les images veut ensuite la liste sèche : combien de plans, quelles valeurs, quels mouvements, quelle durée par plan, quel son. C'est elle qui lui permet d'estimer le travail, et c'est elle que reprendra le monteur.

Le standard de l'industrie n'a pas changé avec l'IA. Les colonnes d'une shot list, telles que les propose par exemple le modèle de shot list de StudioBinder, sont le numéro de plan, la valeur de plan, l'angle, le mouvement de caméra, l'optique ou le matériel, une description et des notes. Pour un projet généré, je garde ces colonnes et j'en ajoute deux : la durée cible en secondes, parce que les modèles vidéo travaillent par tranches courtes, et l'outil de génération prévu, parce qu'un plan Kling et un plan Veo ne se budgètent pas pareil.

Voici à quoi ressemble ma shot list pour les six premiers plans d'un court métrage fictif que j'utilise en formation, pour te donner la forme :

ValeurMouvementDuréeOutil prévuSonNote
01Plan largeFixe6 sImage + vidéoAmbiance rivièreÉtablissement du village, aube
02Plan moyenTravelling avant lent5 sVidéo, référence imagePas sur le gravierMarie sort de la maison
03Gros planFixe3 sImage + vidéoRespirationRegard vers l'eau qui monte
04InsertFixe2 sImage + vidéoGoutteLa marque de crue sur le mur
05Plan largePanoramique gauche6 sVidéoCloche lointaineLa rue vide, l'eau au premier plan
06Plan rapprochéCaméra portée4 sVidéo, référence imageVoix offMarie appelle, personne ne répond

Six plans, vingt-six secondes. Un producteur lit ce tableau en trente secondes et sait déjà que la séquence tient dans un budget de génération raisonnable, qu'elle demande deux personnages cohérents au maximum, et qu'elle repose sur du son d'ambiance plus que sur du dialogue. Toutes ces informations étaient dans les images. Le tableau les rend comptables.

Pour aller plus loin sur la façon de découper avant d'écrire cette liste, le guide sur la construction d'une scène plan par plan détaille le passage de l'action au découpage.

Étape 4 : la note IA, la page que personne n'écrivait il y a un an

C'est la nouveauté de 2026 dans les dossiers, et elle vient d'en haut. Pour son aide avant réalisation aux courts métrages, le CNC précise que la demande se compose du formulaire Excel et du dossier artistique en PDF, et qu'une note sur le recours à l'intelligence artificielle dans le projet doit désormais être intégrée au dossier. Le texte est sur la page de l'aide avant réalisation du CNC. Le CNC va jusqu'à fournir un modèle de cette note, un fichier DOCX à télécharger sur la même page, à côté de la notice et du formulaire. Même si tu ne déposes jamais au CNC, cette exigence dit quelque chose : la question « qu'est-ce qui est généré là-dedans ? » est devenue une question normale, posée par des gens sérieux, et il vaut mieux y répondre avant qu'on te la pose.

Bloc de téléchargement de la page CNC de l'aide avant réalisation aux courts métrages, avec la notice de l'AVR de septembre 2026, le formulaire de demande et le modèle de note sur le recours à l'intelligence artificielle dans le cadre du projet présenté

Capture du bloc de téléchargement de la page de l'aide avant réalisation sur cnc.fr, relevée le 21 septembre 2026 : le modèle de note IA y figure au format DOCX, entre le dossier de chiffrage et la déclaration anti-harcèlement.

Ma note IA tient sur une page et répond à quatre questions, dans cet ordre :

  1. Quelles étapes sont générées, et lesquelles ne le sont pas. Par exemple : images de storyboard générées, animation des plans générée, voix enregistrées par des comédiens, musique composée. Le lecteur veut la frontière, pas un pourcentage.
  2. Avec quels outils, sur quels plans. Nom de l'outil et type d'abonnement, parce que les conditions d'utilisation commerciale en dépendent. Une ligne par outil.
  3. Qui décide. Qui écrit, qui choisit les images, qui dirige les régénérations, qui monte. Une note IA qui ne nomme aucun humain inquiète plus qu'elle ne rassure.
  4. Ce qui est déjà réglé côté droits. Personnes reconnaissables (aucune, ou consentement obtenu), marques visibles, musique. Si ce n'est pas réglé, dis-le et dis quand ça le sera.

Cette page a aussi un rôle commercial. Un annonceur qui reçoit un dossier avec la note IA déjà rédigée gagne l'échange avec son service juridique, et ce que ce service demande exactement, je l'ai détaillé dans le guide de la publicité IA sans risque juridique pour les marques. Écrire cette page en amont, c'est enlever une raison de dire non.

Étape 5 : nommer, versionner, peser

Un dossier de production vit. Il y aura une v02 après les retours du producteur, une v03 après ceux du client, et la v01 continuera de circuler dans une boîte mail quelque part. La seule protection, c'est le nom du fichier et la version imprimée dans le document.

Ma convention de nommage, la même pour tous mes projets : TITRE_dossier-production_v02_2026-09-21.pdf. Le titre en majuscules pour qu'on le trouve dans une liste, le type de document, la version sur deux chiffres, la date en année-mois-jour pour que le tri alphabétique soit un tri chronologique. La version apparaît aussi sur la page de garde et dans l'en-tête du storyboard, grâce au champ Titre du projet du générateur. Trois endroits, même numéro. Sur la gestion des versions à l'échelle du projet entier, images et vidéos comprises, la méthode pour gérer les versions d'un projet vidéo IA va plus loin.

Le poids, ensuite. Un dossier de production se lit sur un téléphone. Il doit donc passer en pièce jointe, et la limite qui compte reste celle de Gmail : 25 Mo pour un compte personnel, au-delà de quoi Gmail remplace automatiquement la pièce jointe par un lien Google Drive, ce qui casse l'effet « j'ouvre en un clic » sur lequel tout repose. Les comptes professionnels ont des limites fixées par l'administrateur, souvent proches. Ma cible : moins de 15 Mo pour un dossier de quarante plans. Pour y arriver, les images du storyboard sont exportées en 1280 pixels de large avant d'être chargées dans le générateur (le PDF compresse légèrement, ça suffit pour la lecture et l'impression de travail), et les annexes lourdes (bible complète, planches de références) partent dans un lien séparé, cité dans le dossier.

💡 Le cut de Frank : avant d'envoyer, j'ouvre le PDF sur mon téléphone, en 4G, hors wifi. Si la première page met plus de trois secondes à s'afficher, je réduis. Le producteur va l'ouvrir exactement comme ça, entre deux rendez-vous, et un fichier qui rame est un fichier qu'on remet à plus tard.

Étape 6 : l'email d'envoi et ce qu'on demande en retour

Le dossier est prêt. Le mail qui l'accompagne fait le reste, et il fait souvent tout rater. Un mail d'envoi de dossier a trois paragraphes, pas plus.

Le premier dit ce qu'il y a dans la pièce jointe, en une phrase avec les chiffres : « Le dossier de production de LA CRUE, court métrage de 2 min 30 en 38 plans, storyboard complet, shot list et note IA, 12 pages. » Le second dit ce que tu attends, précisément : « J'aimerais ton avis sur la séquence 2 (plans 09 à 17), c'est celle dont je suis le moins sûr, et savoir si la durée te paraît tenable pour une diffusion en salle avant un long. » Le troisième donne un délai et une porte de sortie : « Si tu peux me répondre avant le 3 octobre, je peux intégrer tes retours dans la v02 avant le dépôt. Si ce n'est pas ton créneau, dis-le moi en une ligne, je ne relancerai pas. »

Pourquoi une question précise plutôt que « dis-moi ce que tu en penses » ? Parce qu'une question précise se répond en deux minutes, et « ce que j'en pense » demande une heure que personne n'a. Le producteur qui répond sur la séquence 2 a lu le dossier. Il est engagé. Le reste vient après.

Si le dossier accompagne un devis, ne mélange pas les deux fichiers. Le dossier montre le film, le devis chiffre le travail, et ils sont lus par des gens différents. Le montant, lui, se construit avec la méthode que j'explique dans combien facturer une vidéo IA professionnelle, avec la shot list comme base de calcul.

Les erreurs qui font fermer le dossier

J'ai relu assez de dossiers pour connaître les points de rupture. Ils se ressemblent tous.

La première, et de loin la plus fréquente : des images sans numéro. Le lecteur ne peut pas commenter. Il écrit « celle avec le pont » et tu as trois plans avec un pont. Le générateur numérote automatiquement, à condition que tu aies collé les URLs dans le bon ordre. Vérifie l'ordre dans l'aperçu avant d'exporter, pas après.

Ensuite, le storyboard qui commence sans contexte. Première page, une image. Le lecteur ne sait pas ce qu'il regarde. La page de garde et le pitch existent pour ça, et ils tiennent en deux pages.

Les notes qui racontent le film au lieu de décrire le plan, aussi. « Marie comprend que tout est perdu », ça, c'est du pitch. La note de plan, c'est « gros plan, fixe, 3 s, regard vers l'eau ». L'émotion est dans l'image et dans le pitch. La note dit ce qu'on va fabriquer.

Plusieurs versions en circulation sous le même nom : storyboard.pdf envoyé trois fois avec trois contenus différents. Le producteur commente la mauvaise. Tout le monde perd une semaine.

Aucune note IA, ou une note qui ment par omission. Un « quelques images générées » quand tout est généré. Le lecteur s'en rendra compte à la première case, et à partir de là il doutera de chaque phrase du dossier.

Les annexes qui contiennent les essais. Douze variantes du plan 07 « pour montrer le travail ». Le lecteur voit douze images moyennes et une bonne, et retient les moyennes. Une image par case, les variantes restent chez toi.

Et la case vide passée à l'export. La mention « Image non chargée » est passée dans le PDF final parce que l'export a été lancé sans regarder l'aperçu. Une case vide au milieu d'un storyboard, c'est un plan que le lecteur croit manquant.

Une dernière, moins visible : le dossier explique la technique au lieu de montrer le film. Une page sur les modèles utilisés, les réglages, les workflows, avant même le pitch. Le producteur finance un film, et la chaîne d'outils, il s'en fiche tant qu'elle tient. La technique reste sur la note IA, en une page, à sa place.

Checklist avant d'appuyer sur Envoyer

Je passe cette liste avant chaque envoi, sans exception, même pour un dossier que j'ai déjà relu trois fois.

  • La page de garde porte le titre, le format, la durée, le nombre de plans, la version, la date et un contact.
  • Le pitch et la note d'intention tiennent en deux pages maximum.
  • Chaque case du storyboard porte un numéro, une image unique et une note de trois lignes maximum.
  • Aucune case n'affiche « Image non chargée ».
  • La shot list a autant de lignes que le storyboard a de cases, avec les mêmes numéros.
  • La note IA répond aux quatre questions : quelles étapes, quels outils, qui décide, quels droits.
  • Le nom du fichier suit la convention, et la version est identique sur le fichier, la page de garde et l'en-tête.
  • Le PDF pèse moins de 25 Mo, idéalement moins de 15.
  • Le PDF s'ouvre sur un téléphone en moins de trois secondes.
  • Le mail contient une phrase de description, une question précise, un délai et une porte de sortie.

Pour ceux qui écrivent et storyboardent dans le même espace, ScreenWeaver relie le scénario au storyboard et garde les numéros de plans alignés entre les deux, ce qui évite la moitié des erreurs de cette liste. Ce n'est pas indispensable. Un traitement de texte, le générateur du site et un outil de fusion suffisent. L'important est ailleurs : un fichier, dans l'ordre, avec des numéros.

FAQ : dossier de production et storyboard PDF

Que contient un dossier de production pour un film IA ?

Six pièces, dans cet ordre : une page de garde avec titre, format, durée, nombre de plans, version et contact ; un pitch et une note d'intention sur une à deux pages ; le storyboard paginé avec un numéro et une note par case ; une shot list qui reprend les mêmes numéros avec valeur, mouvement, durée, outil prévu et son ; une note IA d'une page qui dit ce qui est généré, avec quoi, par qui et où en sont les droits ; et des annexes limitées à ce qui aide la décision. Le tout dans un seul PDF, lisible sur un téléphone. Les éléments lourds partent dans un lien séparé, cité dans le dossier.

Le générateur de storyboard PDF du site est-il vraiment gratuit ?

Oui, sans inscription, sans installation et sans limite de nombre de plans. Il tourne dans le navigateur : les images sont chargées depuis leurs URLs, les notes sont saisies sous chaque case, et le PDF est fabriqué localement. Rien n'est envoyé sur un serveur, en dehors des requêtes que ton navigateur fait pour afficher tes images. Le projet en cours est mémorisé dans le stockage local du navigateur, ce qui permet de reprendre après une fermeture d'onglet sur la même machine. Les seules options sont le format (A4 ou US Letter), le nombre de cases par page (quatre ou six) et le titre imprimé en en-tête.

Pourquoi mes images affichent « Image non chargée » dans le générateur ?

Parce que l'URL ne pointe pas directement vers un fichier image, ou parce que le serveur qui héberge l'image refuse qu'un autre site l'affiche (c'est la mention CORS). Un lien vers une page d'aperçu Google Drive, une galerie ou une page de résultat de générateur n'est pas une URL d'image. Il faut un lien qui se termine par le fichier lui-même. La solution la plus simple est de déposer les images sur un hébergement qui fournit des liens directs, ou d'utiliser l'URL de sortie du générateur d'images quand il en fournit une. Vérifie toujours l'aperçu avant l'export : une case vide passe dans le PDF final.

Combien de cases par page pour un storyboard envoyé à un producteur ?

Quatre cases par page pour un dossier de présentation, six pour un dossier de travail. Avec quatre cases, chaque image occupe un quart de la page et se lit sur un téléphone sans zoomer, ce qui est le cas d'usage réel d'un producteur qui découvre le projet. Avec six cases, la page devient un outil de relecture pour l'équipe, l'animatique ou le montage, où la densité compte plus que la taille. J'exporte souvent les deux versions à partir du même projet, avec le même titre et la même numérotation, et j'envoie la version quatre cases en pièce jointe.

Faut-il une shot list si le storyboard a déjà des notes ?

Oui, parce que les deux documents répondent à deux questions différentes : le storyboard à « à quoi ça ressemble », la shot list à « combien, et comment ». Un producteur ou un monteur veut une vue tabulaire : nombre de plans, valeurs, mouvements, durée par plan, son, outil prévu. Ces informations sont éparpillées dans les notes de cases et deviennent inutilisables dès qu'on veut additionner ou trier. La règle est simple : autant de lignes dans la shot list que de cases dans le storyboard, avec les mêmes numéros. Si les deux divergent, tu as un problème de version, et il vaut mieux le découvrir avant l'envoi.

Que doit contenir la note IA d'un dossier de production ?

Une page, quatre réponses. D'abord la frontière entre ce qui est généré et ce qui ne l'est pas, étape par étape : images de storyboard, animation, voix, musique, montage. Ensuite les outils utilisés sur chaque type de plan, avec le type d'abonnement, parce que les conditions d'usage commercial en dépendent. Puis les humains : qui écrit, qui choisit, qui dirige les régénérations, qui monte. Enfin l'état des droits : personnes reconnaissables, marques visibles, musique, et ce qui reste à régler. Le CNC exige désormais cette note dans les dossiers d'aide avant réalisation aux courts métrages et propose son propre modèle à télécharger, et les services juridiques des annonceurs posent exactement les mêmes questions.

Quelle taille maximale pour un dossier de production envoyé par mail ?

Vise moins de 15 Mo, et jamais plus de 25 Mo. Cette dernière valeur est la limite de pièce jointe de Gmail pour un compte personnel ; au-delà, Gmail remplace automatiquement le fichier par un lien Google Drive, et le lecteur doit cliquer, attendre, parfois demander un accès. Les comptes professionnels ont des limites fixées par leur administrateur, souvent du même ordre. Pour tenir le poids, exporte les images de storyboard en 1280 pixels de large avant de les charger dans le générateur, garde les annexes lourdes dans un lien séparé, et teste l'ouverture du PDF sur un téléphone en 4G avant d'envoyer.

Comment gérer les versions du dossier après les retours ?

Avec une convention de nommage appliquée sans exception, et une version imprimée dans le document. Mon format : TITRE_dossier-production_v02_2026-09-21.pdf, avec la version sur deux chiffres et la date en année-mois-jour pour que le tri alphabétique soit chronologique. La même version apparaît sur la page de garde et dans l'en-tête du storyboard via le champ Titre du projet du générateur. À chaque retour intégré, nouvelle version, nouveau fichier, et un mail qui dit ce qui a changé en trois lignes. Ne renvoie jamais un fichier modifié sous le même nom : le lecteur commentera l'ancienne version et tout le monde perdra une semaine.

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Je décortique ce genre de workflow en vidéo sur ma chaîne YouTube Business Dynamite.

Auteur

Frank Houbre

Frank Houbre

Formateur IA, réalisateur IA et créateur image & vidéo

J’écris sur ce site pour partager des workflows concrets autour de l’IA générative : prompts structurés comme un brief photo ou vidéo, direction artistique, erreurs qui donnent un rendu « plastique », et pistes pour garder une cohérence visuelle sur plusieurs plans.

Mon objectif est d’aider les créateurs à produire des images, vidéos et films IA plus crédibles, en s’appuyant sur un vrai langage de réalisation : lumière, cadre, mouvement, montage et continuité visuelle.

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