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Frank Houbre
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Guides11 min de lecture

Parcours de Frank Houbre : de la guitare au cinéma IA

Mon parcours, de huit ans de guitare à la création de MyMusicTeacher, puis Business Dynamite, jusqu'au cinéma IA avec AI Studios, Ronces et VOIDBORN.

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Sommaire de l'article

On me demande souvent comment je suis arrivé à l'IA générative, comme si c'était une ligne droite. Ce n'en est pas une. Ça a commencé avec une guitare, pas avec un GPU.

Je veux raconter ce parcours honnêtement, sans le lisser pour qu'il ait l'air d'une trajectoire logique de fondateur. Il y a eu une passion, une entreprise qui a marché puis qui a buté sur plus fort qu'elle, une reconversion, une autre entreprise, et enfin ce qui m'occupe aujourd'hui : filmer avec l'IA.

La guitare, la vraie porte d'entrée

Avant tout le reste, il y a eu la musique. J'ai commencé la guitare passionnément, très jeune, et j'ai vite glissé vers l'enseignement. Pas parce que je me voyais prof, mais parce qu'expliquer un morceau, décomposer un accord, aider quelqu'un à débloquer un passage qu'il n'arrivait pas à jouer, ça me plaisait autant que jouer moi-même.

Cette période a duré huit ans. Huit ans à vivre de cette passion, à la structurer, à en faire quelque chose qui tenait debout. Ce que peu de gens comprennent quand ils regardent un parcours de l'extérieur, c'est que ces huit années n'étaient pas une pause avant le "vrai" projet. Elles étaient déjà le projet. J'apprenais à observer, à corriger, à expliquer la même notion de cinq façons différentes jusqu'à ce qu'une clique enfin chez la personne en face de moi.

C'est cette expérience de terrain, celle d'avoir vu des centaines d'élèves buter sur les mêmes blocages, qui m'a donné l'idée de la transformer en projet plus grand. Pas pour arrêter d'enseigner, mais pour enseigner à une échelle que je ne pouvais pas atteindre seul, un élève à la fois, dans une salle.

MyMusicTeacher : transformer une passion en entreprise

En 2014, j'ai lancé MyMusicTeacher, une plateforme d'apprentissage musical en ligne qui mélangeait pédagogie interactive et technologie. L'idée était simple : prendre ce que j'avais appris en enseignant en direct et le rendre accessible à beaucoup plus de monde, sans perdre ce qui rend un bon prof utile.

Le projet a été repéré rapidement. On a remporté une médaille d'or au Concours Lépine, et on a levé 200 000 euros pour accélérer le développement. Pour une première entreprise, c'était une validation forte. Ce n'était pas un coup de chance isolé, c'était la preuve qu'on avait vu juste sur le besoin.

💡 Le cut de Frank : Ce que MyMusicTeacher m'a appris, et que je réutilise encore aujourd'hui dans AI Studios, c'est qu'une bonne pédagogie ne consiste pas à empiler du contenu. Elle consiste à repérer précisément où les gens bloquent, et à construire l'outil ou le format qui débloque exactement ce point-là.

Quand un concurrent beaucoup plus fort a dominé le marché

Après ces huit années, un concurrent avec des moyens que je n'avais pas a fini par prendre le dessus sur ce marché de l'apprentissage musical en ligne. Ce n'est pas une histoire de mauvaise exécution de mon côté. C'est une réalité entrepreneuriale assez classique : à un moment, quelqu'un arrive avec un budget, une distribution ou un positionnement qui écrase l'espace que tu occupais.

Je ne vais pas raconter ça comme un drame. C'est arrivé, et ça a été le déclencheur d'une question que je me suis vraiment posée à ce moment-là : si ce chemin précis se refermait, par où continuer à m'exprimer ? Avec la guitare comme avec MyMusicTeacher, ce que je cherchais depuis le début, c'était un moyen de créer et de transmettre. Construire une entreprise n'était que le véhicule.

Cette question m'a poussé à chercher un autre moyen de m'exprimer à travers l'art, plutôt que de m'accrocher à un marché qui ne me tendait plus la main.

Business Dynamite : élargir le terrain de jeu

Cette recherche m'a mené vers le digital au sens large. J'ai fondé Business Dynamite, une plateforme dédiée à l'entrepreneuriat et aux opportunités qu'offre Internet. À travers des contenus, des formations et une chaîne YouTube, j'ai accompagné des milliers de créateurs et d'entrepreneurs dans le développement de leurs propres projets, en insistant sur l'autonomie et la capacité à exécuter plutôt que sur la théorie.

Cette phase a changé quelque chose dans ma façon de travailler. Je ne construisais plus seulement des outils, je devenais aussi quelqu'un capable de vulgariser des sujets techniques et d'en faire des leviers concrets pour d'autres personnes. C'est une compétence que je n'avais pas mesurée à sa juste valeur pendant les années guitare, et qui allait devenir centrale pour tout ce qui a suivi.

Le virage vers l'image et la vidéo IA

À partir des années 2020, avec l'essor de l'intelligence artificielle générative, mon centre de gravité s'est déplacé encore une fois. Cette fois vers la création d'images et de vidéos assistées par IA.

Le vrai déclic n'a pas été technique, il a été créatif. J'ai réalisé que ces outils permettaient enfin à quelqu'un comme moi, sans studio, sans équipe de tournage, sans budget de production classique, de fabriquer des images qui tiennent debout visuellement. Mais j'ai aussi vite vu la limite de la plupart des usages que je croisais : des gens qui pressaient des boutons sans direction, sans logique de mise en scène.

J'y ai appliqué une logique de réalisateur et de producteur, celle que j'avais déjà affinée en enseignant la guitare et en construisant MyMusicTeacher : comprendre d'abord où est le blocage, puis construire le système qui le résout. Ici, le blocage n'était pas technique, il était narratif. Transformer des outils de génération en un vrai système de fabrication d'images cohérentes, au service d'un récit et d'une identité visuelle, c'est devenu mon terrain.

Les premiers mois, j'ai fait exactement ce que je reproche aujourd'hui aux débutants : générer beaucoup, sans direction claire, en espérant tomber sur un bon plan par accumulation. Ça ne marche pas. Ou plutôt, ça marche une fois sur cinquante, et ça épuise. Le vrai changement est venu le jour où j'ai arrêté de traiter la génération comme une loterie et où j'ai commencé à la traiter comme un plateau de tournage : décider d'abord ce que je veux voir, dans quelle lumière, avec quel cadre, et seulement ensuite chercher l'outil qui peut produire ça.

Construire plutôt que suivre : AI Studios, ScreenWeaver, Ronces, VOIDBORN

C'est dans cette logique que j'ai développé les projets qui occupent l'essentiel de mon temps aujourd'hui.

Avec AI Studios, j'ai créé une communauté et un programme de formation pour les créateurs qui veulent produire des films, des publicités et des contenus visuels grâce à l'IA. L'objectif reste le même que celui de MyMusicTeacher à l'époque, transformé : passer d'une utilisation superficielle des outils à une vraie maîtrise des workflows créatifs, en intégrant les fondamentaux du cinéma plutôt que de se contenter d'un joli rendu.

En parallèle, j'ai conçu ScreenWeaver, un outil d'écriture qui sert de pont entre le scénario et l'image. Il ne se limite pas à la rédaction : il aide à structurer une histoire, à visualiser ses scènes, et à préparer sa transformation en storyboard puis en production visuelle.

Sur le plan artistique, j'ai réalisé Ronces, mon premier court métrage entièrement généré par IA, puis VOIDBORN, un animé IA qui a ensuite été primé et sélectionné dans plusieurs festivals internationaux, dont le Seoul International AI Film Festival, le Hollywood Indie Festival et l'Australian AI Festival. Je ne les fais pas pour montrer un résultat fini. Je les fais parce que c'est là, en conditions réelles, que je teste tout ce que j'enseigne ensuite dans AI Studios.

Ce que je ferais différemment si je devais recommencer

Je ne vais pas prétendre que tout s'est enchaîné sans erreur. Si des créateurs qui traversent aujourd'hui le même type de bascule (un marché qui se referme, une passion qui cherche un nouveau support) me demandaient un conseil concret, voici ce que je leur dirais, dans l'ordre où je l'ai appris à mes dépens.

  • Ne pas confondre la compétence et le support. Ce que je savais vraiment faire, ce n'était pas "vendre des cours de guitare". C'était repérer un blocage et construire ce qui le débloque. Cette compétence a survécu à trois changements de support complets. Identifie la tienne avant de paniquer sur la forme qu'elle doit prendre.
  • Agir avant que la porte se ferme complètement, pas après. J'ai commencé à explorer Business Dynamite pendant que MyMusicTeacher tournait encore, pas après l'avoir liquidé. Le chevauchement est inconfortable, mais il évite de partir de zéro en même temps qu'on encaisse la perte.
  • Traiter les nouveaux outils comme un métier, pas comme un raccourci. Sur l'IA générative, l'erreur classique est de croire que l'outil remplace la compétence de mise en scène. Il l'accélère, il ne la remplace pas. Les gens qui progressent vite sont ceux qui appliquent une vraie logique de réalisateur ou de producteur au nouvel outil, pas ceux qui pressent le bouton en boucle.
  • Documenter ce que tu apprends, même quand personne ne le demande. Les contenus que j'ai produits sur Business Dynamite, puis sur AI Studios, ne sont pas nés d'un plan marketing. Ils sont nés du réflexe d'écrire ce que je venais de comprendre, pour ne pas avoir à le redécouvrir plus tard.

Ce que ce parcours m'a vraiment appris

Si je devais résumer ce que la guitare, MyMusicTeacher, Business Dynamite et maintenant le cinéma IA ont en commun, ce serait ça : la forme change, mais le besoin de créer et de transmettre reste identique. Le marché a fermé une porte, il ne m'a jamais empêché de continuer à créer autrement.

Ce que je vois chez beaucoup de créateurs qui découvrent l'IA aujourd'hui, c'est la même peur que celle que j'ai ressentie quand ce concurrent a pris le marché de MyMusicTeacher : l'impression qu'un outil ou une entreprise plus puissante va tout écraser sur son passage. Mon expérience me dit autre chose. Quand un chemin se ferme, la question utile n'est pas "comment je le récupère", c'est "par où je continue à m'exprimer". C'est cette question qui m'a fait passer de la guitare à l'entrepreneuriat en ligne, puis de l'entrepreneuriat en ligne au cinéma IA.

Si tu veux voir concrètement comment cette logique de réalisateur s'applique à un vrai projet, l'article sur ma méthode pour diriger avant de générer détaille l'approche que j'utilise sur chaque plan. Et si mon parcours te parle parce que tu es toi-même en train de chercher comment reconvertir une passion en pratique créative avec l'IA, c'est exactement le sujet que je traite dans AI Studios.

FAQ

Foire aux questions

Réponses rapides aux questions les plus fréquentes sur cet article.

Qui est Frank Houbre ?

Frank Houbre est un entrepreneur français, formateur IA et réalisateur IA spécialisé dans la création d'images, de vidéos et de films assistés par intelligence artificielle. Son parcours part de la musique, passe par l'entrepreneuriat digital avec Business Dynamite, et aboutit à la réalisation de films IA comme Ronces et VOIDBORN, ainsi qu'à la formation via AI Studios.

Pourquoi Frank Houbre a-t-il arrêté la musique pour l'entrepreneuriat ?

Après huit ans à enseigner et vivre de la guitare, puis à développer MyMusicTeacher, un concurrent avec des moyens plus importants a fini par dominer ce marché de l'apprentissage musical en ligne. Plutôt que de s'accrocher à un espace qui se refermait, il a cherché un autre moyen de s'exprimer à travers l'art, ce qui l'a mené vers le digital puis vers l'entrepreneuriat en ligne.

Qu'est-ce que MyMusicTeacher ?

MyMusicTeacher est la première entreprise fondée par Frank Houbre en 2014, une plateforme d'apprentissage musical en ligne mêlant pédagogie interactive et technologie. Le projet a remporté une médaille d'or au Concours Lépine et a réalisé une levée de fonds de 200 000 euros avant qu'un concurrent plus puissant ne finisse par dominer ce marché.

Qu'est-ce que Business Dynamite ?

Business Dynamite est la plateforme fondée par Frank Houbre dédiée à l'entrepreneuriat et aux opportunités offertes par Internet. À travers des contenus, des formations et une chaîne YouTube, elle accompagne des créateurs et des entrepreneurs dans le développement de leurs projets, avec un accent sur l'autonomie et l'exécution concrète.

Comment Frank Houbre est-il passé de l'entrepreneuriat digital au cinéma IA ?

Avec l'essor de l'intelligence artificielle générative dans les années 2020, il a déplacé son travail vers la création d'images et de vidéos assistées par IA. Il y a appliqué la même logique que dans ses précédents projets : repérer où les créateurs bloquent, puis construire la méthode ou l'outil qui résout précisément ce blocage, cette fois appliqué à la mise en scène et à la narration visuelle.

Quels sont les projets actuels de Frank Houbre ?

Aujourd'hui, Frank Houbre développe AI Studios, une communauté et un programme de formation pour les créateurs IA, ainsi que ScreenWeaver, un outil d'écriture qui relie le scénario à l'image. Sur le plan artistique, il a réalisé les courts métrages IA Ronces et VOIDBORN, ce dernier ayant été primé dans plusieurs festivals internationaux.

À voir sur ma chaîne

Je décortique ce genre de workflow en vidéo sur ma chaîne YouTube Business Dynamite.

Auteur

Frank Houbre

Frank Houbre

Formateur IA, réalisateur IA et créateur image & vidéo

J’écris sur ce site pour partager des workflows concrets autour de l’IA générative : prompts structurés comme un brief photo ou vidéo, direction artistique, erreurs qui donnent un rendu « plastique », et pistes pour garder une cohérence visuelle sur plusieurs plans.

Mon objectif est d’aider les créateurs à produire des images, vidéos et films IA plus crédibles, en s’appuyant sur un vrai langage de réalisation : lumière, cadre, mouvement, montage et continuité visuelle.

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